L’agriculture est une composante incontournable de l’action humanitaire et doit être considérée comme telle une réalité qui a été ignorée pendant trop longtemps. Les interventions agricoles en situation d’urgence, notamment lorsqu’elles sont conjuguées à une assistance en espèces et à une aide alimentaire, ont des retombées énormes sur les plans des disponibilités alimentaires, de la nutrition et des mouvements de population, et contribuent ainsi à réduire considérablement les coûts d’autres activités humanitaires.
L’insécurité alimentaire aiguë continue de s’aggraver dans le monde, et l’on dénombre jusqu’à 222 millions de personnes ayant besoin d’une aide d’urgence dans 45 pays, près d’un million d’entre elles étant exposées à un risque immédiat de famine. La RDC n’en est pas exclue.
La fondation Nabo bana bani est consciente que l’aide humanitaire, aussi indispensable soit-elle, ne peut suffire à prévenir durablement la famine. C’est pourquoi elle plaide pour un accroissement des investissements en faveur d’un appui à moyen et à long terme au renforcement de la résilience, à la protection des moyens d’existence et à la réduction des risques de catastrophe, qui puisse être assuré en complément des actions humanitaires, en particulier dans les situations de précarité.
La faim aiguë atteint aujourd’hui des niveaux absolument effroyables, mais il est possible de renverser le cours des choses et de faire fortement reculer le nombre de personnes en détresse. Deux tiers des personnes souffrant d’insécurité alimentaire aiguë doivent leur survie à l’agriculture. Elles ont donc entre leurs mains la solution qui leur permettrait de se relever en cas de crise, mais il faut qu’on leur donne les moyens de la mettre en œuvre. C’est là que la NABO BANA BANI accentue son action de prévention et d’anticipation afin de s’attaquer aux causes profondes des crises alimentaires. Son personnel et ses partenaires sont présents sur le terrain, jusque dans les villages les plus éloignés, et sont à même de fournir une aide humanitaire d’urgence et d’élargir la portée des activités en cours pour sauver des vies et commencer à mettre en place les conditions propices à un redressement et à une résilience à long terme.
Notons que les faits démontrent que les interventions agricoles permettent de répondre aux priorités et aux besoins les plus criants de celles et ceux qui sont les plus durement frappés par les crises, principalement les femmes villageoises. Il nous revient donc de soutenir et d’encourager leurs activités.
Grâce à l’aide pécuniaire fournie par La fondation Nabo bana bani, plus d’une centaine des femmes ont pu nourrir leurs familles chaque jour pendant un bon moment, et grâce à l’appui de la production végétale, elles ont été en mesure de satisfaire leurs besoins annuels en produits alimentaires (farine, soja, ananas, haricots, arachides, manioc,…)
- Appel de fonds
- Programmation de l'activité
- Achats des produits
- Distribution des produits aux bénéficiaires
SIFA FIKIRI ET ASHUZA FIKIRI
"Mon père nous a abandonnés quand j’avais 3 ans, ma sœur 2 ans et mon petit frère 9 mois de naissance. Depuis lors, la vie est devenue si compliquée que ma mère doit nous laisser pour aller chercher de quoi manger.Elle passe toute la journée à cultiver pour un salaire salaire de 500fcen travaillant jusqu’au soir. Avec ce revenu qui n’est même pas régulier, on ne mange que par chance et maintenant nos corps ont développé beaucoup de maladies que nous ne sommes pas capables de soigner faute des moyens. Grace à NABO BANA BANI, nous trouvons des vivres pour apaiser nos faims et nous demandons à la fondation de nous aider à accéder aux soins médicaux"


